Au jour suivant…

Il y a un souffle,

un murmure entêtant…

Des mots comme des laines,

tissent, les tisserands.

Ils te feront la peau,

recouverte d’écailles, plus dure,

touchée par les ans.

Des baisers, des brûlures, un murmure, défoulement…

De la foule va tant !

Pendant qu’ils te coupent, tes envies,

ta vie perd son temps.

Ton age s’envole et part aux perdants, ceux qui te déchirent

te coupent l’élan, vers le bas ils t’attirent…

Attraction fatale !

Te poussent à la gravité ! Gravement…

Vers le sol aux pieds couverts de boue, c’est leurs murmurent qui te salissent,

t’emporte aux supplices, te crève le coeur !

Ô douleur !

Ô chagrin !

Qu’ils te laissent, tranquillement,

au moment, à l’instant !

Quand vient le premier jet de terre,

à la pelle ! Fossoyeur !

Pour cacher ce corps, pour effacer ta peau…

Fragile mouvement, fragile transparence !

Que certains viennent, en pleures,

caresser ta pierre, ton tourment !

Laisse les dire mon enfant !

Et je dis « A ceux qui n’ont pas su te porter !

Au jour suivant, ne venez pas pleurer sa pierre,

n’y apportez pas de fleurs,

Pour elle, je ne veux pas de prières !

Vous !

qui n’avez pas essuyés ses pleurs !

Au jour suivant, l’humain n’est plu…

La dépouille, n’a que faire de vos sentiments ! »

(c) T.W. – B. Ph. – 12/2010

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