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L’histoire du petit ours blanc…. coincé derrière une étagère !!

Quelque temps avant Noël, Monsieur Anatole reçu plusieurs paquets.

A l’ intérieure il trouva : des poupées, des voitures en plastiques, des peluches, des livres de contes et un petit ours blanc…

Minutieusement, il commença à installer, sur les étagères, les poupées en robes de princesses, les petites voitures en plastique, les peluches tendres et joyeuses, laissa ouvert aux illustrations un des livres de contes afin, se dit-il, d’ émerveiller les enfants des images, et des textes flamboyants .

Malheureusement… Un petit ours blanc, ne trouva pas sa place sur l’ étagère qui lui était destinée… Il fit une chute et se retrouva coincé derrière des poupées en robes de fête…

«Mais que vais-je faire ici, coincé derrière toutes ces robes imposantes ? Personne ne me verra… Personne ne prendra soin de moi…»

Le temps et quelques jours passant, les enfants, après avoir vu dans la boutique les jouets désirés, finirent de faire leurs commandes au Père Noël.

Monsieur Anatole rassembla les présents… Et les lutins chargés d’ approvisionner Monsieur Noël, (lors de ses nombreux déplacements dans la nuit du 24 au 25 décembre), se chargèrent des paquets préparés par Monsieur Anatole, et allèrent rejoindre le traîneau, afin que le grand barbu en habit rouge, ne prenne aucun retard dans ses livraisons.

Bien-sûr, le petit ours blanc resta caché derrière son étagère, camouflé par deux poupées habillées de robes aux couleurs de nuits étoilées…

Celles-ci trouvèrent bientôt une maison, car Mélissa, une petite fille sage, se les vit confier un matin d’ anniversaire.

Et le petit ours blanc continua à se lamenter… «Je suis tout seul… abandonné… pourtant je suis joli, j’ ai une belle fourrure et une belle étiquette beige, brodée de mon nom – «Bukow» – cousue sous ma patte droite».

Un jour, il fit la rencontre d’ une petite souris grise. «Bonjour ! souris…» La voyant approcher doucement, il se dit : «elle est timide et veut sans doute me faire un bisou …»

Non !!! au lieu de cela, la souris commença à lui manger les oreilles !!!!! «Aie !! c ‘est sensible des oreilles !»

Elle dut ne pas trouver la peluche à son goût, car bientôt, elle laissa tomber les oreilles et recracha les fibres moelleuses d’ un air dégoûté «beurk !! heurk !!»

Mais le malheur était fait…les oreilles du petit ours blanc étaient entamées…«Personne n’ a voulu de moi, alors que j’ étais joli, et bien maintenant que je suis entamé…»

Le petit ours blanc ayant perdu tout espoir, se mit à pleurer. De chaudes larmes coulèrent jusqu’ à son museau noir… Et les jours passèrent… baignés de larmes…

C’ était sans compter sur la ténacité de Thomas, qui curieux comme toujours, un matin, se pencha devant l’ une des étagères, de la boutique de son grand père : Monsieur Anatole.

«Mais que pouvait bien être cette forme blanche, là, perdue tout au fond ?»

Il saisit la forme et découvrit «Bukow» dans le creux de sa main…

«Mais que se passe-t-il ?» se demanda Bukow, se réveillant avec difficulté de sa énième nuit passée la tête à l’ envers, coincé au fond de l’ étagère…

C’ est un petit garçon… Il me tient dans sa main… Ou alors je suis en plein rêve…»

Bukow ne rêvait pas. Thomas bientôt se retrouva chez lui, dans son lit, avec le petit ours blanc, serré très fort contre sa poitrine…

«C’ est chaud… Je suis tout contre mon maître, je suis bien… Ça me change de mon étagère…»

Moralité : même s’ il faut du temps, même si vos oreilles ont été grignotées par une méchante (il faut bien le dire…) souris, quelqu’un, quelque part, un jour, un matin… enfin… prendra toujours soin de vous…

Fin…

(C) Thomas Wagner – BPH – 2008

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L’ histoire du lapin… amoureux d’ une carotte…

Il était tôt ce matin là, quand Arthur le lapin, sorti de son repère.

Un matin comme les autres, un peu frais ; l’ herbe frôlant son pelage était humide de rosée. De petites gouttes laissées par la nuit, prêtes à mouiller sa fourrure, encore imprégnée de la chaleur de sa maman.

Il allait sautillant à travers champs et sous-bois, le nez en l’ air secoué de mouvement continu, à la recherche d’ une délicieuse odeur, qu’ il avait reniflé lors d’ une des dernières sorties en famille et qu’ il devait retrouvé coûte que coûte !!

Pendant ce temps, Madame Carotte réveillée par une légère brise, bâillait à s’ en décrocher la racine…

« Mes filles ! Mesdemoiselles !!! Allons…. Il est l’ heure de faire un brin de toilette !! »

Le soleil ne devant pas tarder à arroser ces dames de ses rayons, ce petit monde devait être fin prêt, afin qu’ aucune ombre ne vienne perturbée leur séance de bronzage quasi quotidienne….

Enfin, débarrassées de brindilles venu maladroitement se coller sur leur peau, d’ insectes dont elles préféraient ignorer qu’ ils aient eux la maladresse et l’ indélicatesse, de venir se poser sur leur tête bien ronde, elles mirent une dernière touche aux préparations matinales en se redressant le chignon… 

C’ était sans compter, sur le savoir faire de Caro, la plus belle des filles de Madame Carotte qui préféra laisser sa belle chevelure libre aux caprices du vent.

Lapin soudain, cru reconnaître « l’ odeur », qui avait parfumé ses rêves depuis plusieurs nuits. S’ approchant, d’ une marée verte, il lui sembla apercevoir quelques formes orangées, surplombées de coiffures élégantes ; délicieuses au regard et merveilleuses pour son nez, qui s’ était mis à remuer frénétiquement de bas en haut.

Madame, Carotte toujours à l’ affût et en charge de la protection de ses filles, vit approcher l’ ennemi !

« Mes filles toutes aux abris ! »

« Je pense que nous allons passer un sale quart d’ heure », dit Ten la fille aînée de Madame Carotte. 

Et oui, car comment s’ échapper quand vos pieds sont prisonniers. Et qu’ un méchant humain s’ est fait un malin plaisir à vous laisser plantées là !!!

Il ne restait plus qu’ une solution : rester sans bouger, ne plus respirer, fermer les yeux et prier Sainte Râpée, que ce maudit lapin passe son chemin.

Les carottes restèrent pétrifiées en rang d’ oignons !!

« Pourvu que ce ne soit pas moi, qui passe à la casserole », se dirent chacune des demoiselles.

Quand soudain, Caro entendit comme une respiration intermittente et sentie un contact mouillé sur sa délicate peau orangée. Un instant, elle n’ en cru pas ses aiguillons, le petit nez du lapin se mit à la chatouiller.

Elle eu envie de rire, mais se retint. Après tout elle risquait de servir de déjeuner à ce foutu lapin… Donc l’ instant n’ avait rien de risible… Mais tout de même, sa peau était sensible au contact du poilu !

Ne sentant plus rien… Elle se dit « bon, je crois que j’ ai échappé à mon tortionnaire… »

« J’ attends encore un peu et j’ ouvre les yeux… »

Autour d’ elle, aucun bruit, aucun mouvement, le silence régnait dans son petit monde orange et vert. Même maman ne semblait plus être là ! « Il n’ aurait pas enlevé toute la famille ! Serais-je donc, la seule survivante ???? » se dit Caro.

Pour en être sur, il fallait qu’ elle affronte, surpasse la peur de finir dévorée…

Elle se mit à compter « Allez…1, 2 et… », « et …3 », ses paupières soulevées, lui laissèrent tout loisir de voir que son tortionnaire était là ! Bien assis sur ses fesses, le nez en mouvement !!

« Mais ce n’ est pas vrai !! » s’ exclama Caro. « Qu’ ai je donc fais à St Pesticide pour me retrouver dans cette situation ! » Un regard furtif, aux alentours, lui fit découvrir que l’ ensemble de la famille était intact. Chignon en place et racines aux gardes à vous. Certaines commençant à virer à l’ orange foncé…

« Respirez les filles !! » lança Caro.

Et comme une seule carotte, ces dames reprirent leur souffle. Mais, une fois revenu à la vie, elles restèrent bouche bée, voyant que le monstre aux grandes oreilles était toujours là, à renifler Caro…

Vint l’ après-midi ; il passa. Vint le soir ; la nuit s’ installa…

Pendant ce temps, des regards avaient été échangés, des chuchotements avaient parcourus les sillons… Le lapin était bel et bien présent, fidèle au poste, en face de Caro… Il avait passé la majeure partie de la journée, à la sentir, à en faire le tour et enfin, par se coucher à ses pieds. Personne dans le champs ne comprenait cette étrange situation.

« A l’ heure qu’ il est, Caro devrait être depuis longtemps digérée… Voir pire !! nous aussi… Enfin peut êtres pas toutes, quelques unes auraient échappées à l’appetit de l’ ogre aux grandes oreilles » se dirent plusieurs filles entre elles.

Leur étonnement grandit encore plus, quand elles virent le lapin partir nonchalamment. Tout ce petit monde commença à s’ activer, enfin comme n’ importe quel champs de carottes peut le faire…  Et y alla de ses suppositions sur la journée qu’ elles venaient de vivre.

Et bla, bla, bla… jusqu’au petit matin… et au retour du lapin… Qui s’ installa cette fois ci, directement à la racine de Caro…

Les visites devinrent journalières. Les carottes s’ habituèrent à la présence de l’ inconnu aux grandes oreilles et comme tout se passait bien… petit à petit, l’ activité au sein du champs repris son cours normal… Si vous voyez ce que je veux dire…

Tout allez bien dans ce petit monde, tantôt baigné de soleil, tantôt arrosé d’ une fine pluie.

Jusqu’au jour où Arthur ne trouva pas Caro à sa place ! ni ses soeurs ! ni sa mère…. « mais où avaient-elles bien pu filer ? » se dit-il… « Sans dire au revoir… »

Lapin fut bien triste, car son coeur battait pour son amie Caro. Son coeur battait très, très fort.. Mais soudain, il comprit… Il vit des humains chargés de caisses en bois d’ où dépassaient des corps sveltes, des chignons et une jolie chevelure laissée libre aux vents…

Il compris que les humains avait pris sa Caro, la famille et tout le reste. Il ne restait plus carottes qui vivent dans ce champs.

Tout était vide. 

Lapin se retrouva seul.

Moralité : quand vous trouvez l’ être aimé, prenez le par la main ; ne le laissez pas attendre planter là, sans lui dire ce que vous ressentez, car tôt ou tard il fini par vous échapper.

Fin.

(C) Thomas Wagner – BPH – 2008  

L’ histoire de la Dinde… Suite et fin !

2ème partie

« Ce n’ est pas possible ! non ! » s’ exclama Paulette tout en se prenant la tête entre les plumes…

« Je suis sur que cette année vient mon tour ! Regarde ! Je suis aussi grosse que Sophie, aussi appétissante… Je dois l’ avouer…. Hum…. Mais … JE NE VEUX PAS FINIR COMME CA  ! déplumée, farcie et mangée !!! Non ! non ! non ! »

Paulette se mit à courir dans tous les sens, sous le regard attristé du Coq. Elle allait de gauche à droite, l’ air égaré, perdu, effrayé… fini par faire le tour du Coq, qui perdit l’ équilibre et se retrouva couché sur le dos, pattes pointées vers le ciel !

« Paulette arrête !! » lui lança-t-il en essayant de l’ apercevoir de sa position.

Une nouvelle fois elle passa dans son champs de vision, de plus en plus hystérique ! Mais tel un félin, il réussit à se retourner avec grâce, se lança à sa poursuite et une fois atterri sur son dos, la plaqua au sol.

« Bon calme toi ma fille ! Reprends tes esprits … Je crois avoir trouver une solution »

« Une solution ? tu veux dire que je ne vais pas finir cuite ? »

« Je ne sais pas ma pauvre, mais j’ ai un plan… qui a déjà marché par le passé »

Alors, il raconta à une Paulette qui n’ en perdait pas une miette, une de ses aventures de jeunesse, du temps lointain ou il était encore frais, jeune et beau… Et où il avait pris l’ initiative du premier sauvetage de Dinde qu’ ai connu la basse cour.

« Ah ! tu n’ as pas connu Gerthrude, une des plus belles dindes qu’ il m’ ait été permis de connaître et d’ admirer tout au long de sa trop courte vie ; car même si elle a été sauvée de la casserole… La pauvre n’ a pas pu échapper au tracteur…. Elle a disparu sous les grosses roues.. »

Le visage de cette pauvre Paulette tout en inclinaison, bec ouvert et sourcils levés, changeait d’ expression au fur et à mesure de l’ avancée de l’ histoire. Le bas de son bec fini par heurté son cou à l’ annonce de la fin tragique de la belle Gerthrude…

« Mais avant, le plan « Sauvetage de Dinde » avait fonctionné… C’ est simple et écoute moi bien. Tu vois le mur tout au fond de la cour derrière l’ arbre au gros tronc » ? A un endroit, il y a un trou… Il est un peu en hauteur, mais il suffit de s’ y mettre à plusieurs, de former …. Comment dire… une forme d’ échelle de poules, de canards et autres bonnes volontés et la Dinde prend l’ escalier formé par la volaille et consort . Tu me suis ? »

Paulette secoua de nouveau la tête dans un mouvement de compréhension stupéfaite et admirative de ce coq si intelligent, si futé…

« Mais Attention !! » sursaut de Paulette.

« Attention, à la sortie du trou. La pauvre Gerthrude trop pressée d’ échapper à son destin n’ a pas regardé avant de sauter… Et le tracteur lui est passé dessus… »

*

Sans hésitation et puisque le temps semblait être compté, Paulette décida qu’ elle serait la prochaine à bénéficier du plan « Sauvetage de Dinde »…

Le Coq prit la décision de rameuter les troupes, gonfla le torse afin que son appel soit le plus puissant possible…

Les vaches en avalèrent leur foin de travers, une poule expulsa deux oeufs, qui vinrent s’ écraser sur sa couvée, les lapins en lâchèrent leur carottes, deux canards entrèrent en collision… mais heureusement aucune plume ne fut froissée.

Un attroupement formé par ce petit monde choqué mais curieux, fini par comprendre une trentaine de membres ; bien suffisant pour former l’ échelle. Le Coq se perdit en explication, en calcul… Mais n’ eu pas le temps de conclure… Car Madame Alice fit son apparition, dispersa la volaille et attrapa Paulette qui, comme le reste de la basse cour rassemblée et attentive aux paroles rassurantes du Coq, n’ avait rien vu venir ! Ceux qui n’ avaient pas été écartés par l’ arrivée de la fermière, regardèrent Paulette s’ élever dans les airs et disparaître avec Madame Alice…

*

Ah ! que les jours suivants furent sombres. Le Coq ne comprenait pas l’ enlèvement si soudain de Paulette. Ce n’ était pas logique ! la date où tous les humains se régalaient de ses amies était proche, certes, mais Noël selon ses calculs ne tombait pas ces jours-ci !!! A moins que ces fous d’ humains en aient, cette année, changés la date ou alors, se dit-il enfin : « Je me fait trop vieux… Je dois perdre la raison… Je ne suis plus celui d’ autrefois… Je dois bien me rendre à l’ évidence… »

« Bonjour, mon ami… » La voix le surpris. Il la connaissait. Nul besoin de faire face à celle qui lui souhaitait le bonjour ! Paulette ! Paulette était là ! vivante et… Belle comme le jour…

« Mais que s’ est-il passé ? Que t’ ont-ils fait subir ? »

« Tu ne me croira jamais ! Mais les humains mon élue… Reine de beauté !!!! » Elle raconta au Coq et aux amis, venus les rejoindre, les jours suivants son enlèvement.

Elle avait été bichonnée, lavée, préparée… Par pour la casserole, mais pour un concoure de la plus belle Dinde de la région ! Elle avait reçue un prix, on lui avait mis un beau ruban rose autour du cou, ornée d’ une cocarde rose et blanche portant l’ inscription « 1er prix » ! Elle devenait ambassadrice de sa race ! Représentante de la ferme de Madame Alice et en quelque sorte une figure de proue, une vitrine pour l’ exploitation….

« Euh ! n’ en fait pas de trop non plus Paulette » Lança le Coq… un peu énervé devant les propos de la nouvelle « star » de la ferme… Mais heureux de revoir son amie saine et sauve.

*

De fait, l’ ambassadrice du remplir son rôle. Dérangée régulièrement dans son grignotage de graines par les mains expertes de la fermière venant la saisir à tous moments pour la faire admirer aux visiteurs de passage ! Elle devait se laisser patrouiller, on lui caressait la tête et des fois on la lui tapotait… Agréable tout ça…

« Bon… » Se dit Paulette, « si c’ est le prix à payer pour échapper à la casserole, ça peut aller…. Mais laisser moi descendre de temps en temps… j’ ai les graines qui refroidissent ! »

Fin

(C) Thomas Wagner – BPH – 2008